Paul du PtiBuzz m’a prêté un paquet de bouquins dont « Un homme d’honneur », la biographie de Marcel Bleustein-Blanchet, fondateur de Publicis, écrit par Jean Mauduit, homme ayant fait l’ensemble de sa carrière dans les médias (Elle, Hachette…), ami de Marcel, il nous raconte cette fabuleuse histoire qu’est la création de Publicis, de ses débuts jusqu’à sa disparition, le 11 avril 1996
On ne va pas parler de théories relatives à la publicité, de grands concepts mais de la vie de cet homme qui a fondé le groupe Publicis en 1926, son premier émetteur radio, l’arrivée de la guerre, change de nom et rajoute Blanchet pour fuir la Gestapo, passe plusieurs fois près de la mort pendant la guerre en étant assistant pilote, fin de la guerre, reprise des affaires, 72 ce sont les bureaux sur les Champs-Elysées qui partent en flamme… on y apprend le rôle majeur que Maurice Levy a eu pour la reprise de Publicis après cet incident, c’est lui qui a sauvé les archives informatiques de l’agence, l’ascension de Maurice Levy etc..
Un livre qui fait du bien pour la culture, on y découvre un beau personnage dans une période de la publicité qu’on ne connait pas forcement avant guerre
Ce matin j’étais à la conférence de presse organisée par Eyrolles pour la sortie de La musique au service du marketing par Laurent Delassus
Disclaimer \o/ Je ne suis pas grand expert musique, les aficionados n’hésitez pas à me corriger
Professeur de communication & marketing à Paris 3 & groupe ESG, musicien confirmé et fondateur de Predys, agence de conseil en marketing musical.
C’est avec cette ambitieuse question que la 4ème de couverture annonce le livre. Le marketing musical arrive souvent en fin de brief et est souvent limité à un petit budget, j’en parlais sur mon retour sur la conférence Marques & Artistes
La musique agit sur plusieurs fonction cognitives
Qui permet à la marque d’être plus facilement mémorisée lors de l’écoute de moments agréables, il a été prouvé scientifiquement, dans le domaine des neurosciences que l’écoute d’une musique agréable libérait de la dopamine
Pour continuer sur des éléments scientifiques liés à la musique l’appréciation de la musique sur l’aspect cognitif est le même pour les hommes que pour les femmes, l’architecture du cerveau étant la même l’Homme et la Femme sont donc construits de la même manière et ressentent cognativement la même information.
Au de la de l’aspect scientifique le ressenti sur la musique change lorsqu’il va se baser sur des éléments culturels, sur des critères socio-démographiques et sur l’âge
La musique va aider la marque à se positionner, créer de la préférence, à être mémorisée – elle entre véritablement dans la personnalité de la marque selon le genre de musique, les différents arrangements, ses instruments
L’identité sonore vient compléter le branding global de la marque et va agir aussi sur les comportements
Une musique au tempo rapide sur un lieu de consommation par exemple va activer un stimuli qui va faire consommer. Je vais reprendre l’exemple de ce matin lors de la conférence sur les restaurants qui ont tout intérêt à avoir un trafic important et donc à passer une musique au tempo rapide
On voit de nombreuses marques qui investissent le secteur de la musique, qui se font sponsor d’artistes, qui aident à faire découvrir de nouveaux talents
A voir les nouvelles typologies de marques & musique dont je parlais dans un autre article
Mais attention à la logique one-shot sans véritable stratégie derrière, il peut y avoir un véritable intérêt culturel derrière – et pour ainsi dire il existe dans certaines entreprises un CCO : Chief Cultural Officer
Arrêtons nous la pour la musique, je reviendrais plus tard sur le livre en lui même quand je l’aurais lu.
En attendant je vous propose de gagner un exemplaire en laissant un commentaire ci-dessous en me disant pour quelle raison vous aimeriez gagner ce livre et augmentez vos chance en le partageant
Steve Jobs, créateur de Apple et Pixar, entrepreneur de renom, patron charismatique, gouru pour certains. Récit biographique de la vie de Steve Jobs par Walter Isaacson
Walter Isaacson est l’ancien rédacteur en chef du magazine Times, a rédigé plusieurs biographies Benjamin Franklin, Albert Einstein, Henry Kissinger. Actuellement CEO de Aspen, une institution politique et ancien CEO/Chairman de CNN
Il a eu l’occasion pendant deux ans de rencontrer l’entourage de Steve Jobs, amis, ennemis, connaissances et compiler toutes ces informations dans la biographie de Steve Jobs, l’histoire de toute une vie
Steve Jobs a toujours voulu tout contrôler, maître dans l’art du détail il a laissé la plume de Walter Isaacson libre, ne souhaitant pas lire les feuilles de la biographie encourageant même ses proches à faire preuve de la plus grande transparence.
Au travers de ces 672 pages on retrouve toute la vie de Jobs, les bons moments comme les mauvais avec une retrospective sur la vie de l’homme en 41 chapitres revenant sur les grands moments de la firme à la pomme.
Plusieurs passages m’ont intéressé
Un excellent livre ou l’on rencontre une autre face du personnage, le génie qui a réussi à faire rencontrer l’art et la technologie qui a réussi à révolutionner plusieurs secteurs, le retail avec les Apple Store, la musique avec iTunes, le PC avec le Macintosh, les films d’animation avec Pixar, les tablettes PC avec l’iPad
Les 672 pages déroulent très rapidement, on fait une véritable plongée dans le cerveau d’une personne ayant fait de grandes choses pour la technologie grand public. Je suis assez fan des produits Apple et certains passages sur le personnage, son management ne sont pas très gratifiants.. L’objectivité de l’auteur est pour moi un des points forts de cette biographie
Un livre qui se lit très facilement, accessible que je ne peux que vous conseiller
Les marques, vaste sujet. Pour Kevin Roberts celles-ci pour survivre doivent provoquer chez les consommateurs une certaine fidélité qui va aller au delà de la raison, aller vers l’amour
Kevin Roberts est le CEO du réseau d’agence Saatchi & Saatchi qui travaille pour les plus grandes marques internationales que vous pouvez retrouver sur le site de
leur agence Saatchi & Saatchi. Grand orateur, auteur, patron d’agence Kevin Roberts a cette vision des marques qui selon lui doivent passer au statut de lovemark pour véritablement exister dans lep aysage marketing actuel
Un livre qui traite à la fois le fond et la forme avec un D.A particulièrement du livre, de très belles illustrations avec un beau travail de mise en page… Passons le côté forme pour maintenant s’attarder au fond.
Préfacé par A.G Lafley, l’actuel CEO de The Procter & Gambler Company qui revient sur ce que les marketeux de P&G appellent le FMOT : First Moment of Truth, le moment ou le prospect en face de son linéaire est à deux doigts de choisir son produit et le moment ou l’utilisateur essaye ce produit. Ces moments scellent la relation consommateur pour le meilleur… ou le pire
Il est donc du ressort des marques de créer ces moments de vérités qui transformeront prospects en consommateurs.
C’est donc ce crédo la que développe Kevin Roberts : pour exister sur le long terme existe les Trademarks, bonjour les lovemarks. Les consommateurs sont à la recherche de produits et services qui vont créer des expériences positives qui vont créer une véritable relation long terme marque <-> consommateur, jusque la, pas besoin d’avoir écrit un bouquin pour le savoir, l’expérience positive renforce la relation. La ou Kevin Roberts va plus loin c’est pour lui la création d’une relation qui se créé grâce à la Lovemark qui pour lui est la panacée de la relation et prenant en exemple plusieurs verbatims
Je ne suis peut-être pas très malin mais je sais ce que c’est d’aimer. Forrest Gump
Ah ma bonne vieille bière, si fidèle ! Je t’aimerais toute ma vie. Homer Simpson
J’aime Mickey Mouse plus que toutes les femmes que j’ai jamais connues. Walt Disney
L’amour pour lui tient en 6 vérités
Une lecture plus qu’agréable, un livre traitant de marketing bien présenté ceci dit j’ai plus eu l’impression de lire des évidences, des choses un peu étiolées qu’un véritable livre ouvrant de nouvelles possibilités. C’est un bon condensé des différentes pratiques marketing mais pour les non novices on reste sur sa faim
N’oublions pas, comme tout livre qui sort d’un patron d’agence c’est aussi pour vendre l’agence à un moment ou à un autre sans compter tout l’aspect self-promo de ses clients
Ne soyons pas non plus trop présomptueux, ça se lit très bien, c’est un beau livre à offrir et si on vous l’offre il est aussi assez épais pour caler une porte (et ça doit être la conclusion la plus méchante que j’ai pu faire)
Retrouvez Lovemarks : Le nouveau souffle des marques sur Amazon
Nouveau livre à paraitre des éditions Diateino sur les réseaux sociaux, livre que je n’ai pas encore lu, informations tirées du communiqué de presse
Directeur / Consultant en management et spécialiste des réseaux sociaux Anthony Poncier blogue sur le sujet depuis 2007
Destiné aux directeurs et aux employés intéressés par les réseaux sociaux d’entreprise l’auteur revient sur les atouts et les enjeux des stratégies de présence sur les réseaux sociaux d’entreprises.
Comment démontrer l’utilité des réseaux sociaux à son dirigeant, comment le convaincre, quelles fonctionnalités ?
Source: CP
Trop de lectures, pas assez de temps ! Cette fois-ci je vais vous parler d’économie et plus particulièrement de la culture du gratuit. La gratuité est un business model qui a fait ses preuves dans le domaine du web, on ne paye pas l’accès à son réseau social favori, son site de partage de vidéos, son site d’informations.
Free, l’économie du gratuit a été écrit par Chris Anderson
Chris Anderson a été pendant plus de 10 ans rédacteur en chef du magazine Wired, magazine de high tech US, a animé la rubrique internet au « The Economist« , on lui doit aussi un autre ouvrage « The Long Tail »
L’auteur revient sur la notion de gratuité, sur les notions de B.A-BA de celui-ci, sur son historique et surtout sa psychologie : quel perception se fait-on du gratuit. L’auteur revient sur deux exemples de journaux
Depuis qu’elle existe, l’humanité a su cultiver l’art de raconter des histoires.
Le storytelling est cet art, celui de raconter des histoire, de les romancer, leur faire respecter un schéma actanciel qui vont permettre de contextualiser un évènement
Christian Salmon est écrivain et chercheur au CNRS, a fondé et animé le parlement international des écrivains et auteur de nombreux ouvrages
On retrouve aujourd’hui le storytelling dans plusieurs cas
J’avais parlé récemment de la sortie de Ren@issance Mythologique par Thomas Jamet – en préambule je dirais que ce bouquin est génial pour les passionnés du digital mais nous y reviendrons très vite.
Préfacé par Michel Maffesoli, sociologue et professeur à Paris Descartes
Thomas Jamet est le DG de NewCast / Vivaki, chroniqueur sur Influencia, enseignant Science Po Paris et manager de groupe de rock
Je l’ai lu une fois, je l’ai relu… et je me régale à relire des passages. Aveu de faiblesse je n’avais jamais lu d’essai de sociologie, les grandes théories barbantes m’ont toujours révulsées. Dans Ren@issance Mythologique pas de théories pompeuses, l’auteur réussit habilement à mettre en relation les mythes fondateurs de notre société et le digital.
Quelles mutations digitales pour notre société avec Internet, les téléphones, les jeux vidéos, les réseaux sociaux ? Dans quel monde pop, post moderne vit-on ? On y parle de Lady Gaga, des figures pop du 21ème siècle
5 chapitres ou l’on se régale dans lesquels on retrouve
En étant dépassé et incapable de suivre, la race humaine pourrait ainsi développer un sentiment de honte, la honte d’être moins précis que les machines, la honte d’être limité, la honte d’être imparfait…l’homme pourrait être honteux d’être homme p.171 in Renaissance Mythologique
Pour retrouver l’essai Ren@issance mythologique : L’imaginaire et les mythes à l’ère digitale
La psychologie des foules est un petit livre rédigé par Gustave Le Bon, anthropologue et psychologue social et sociologue. Il est également auteur de plusieurs ouvrages sur le désordre comportemental et sur la psychologie des foules. Pour lui la société est hierarchisée en plusieurs strates et que la civilisation occidentale avait une certaine supériorité par rapport aux autre civilisations
L’auteur vient nous parler de la psychologie des foules, qu’est-ce qu’une foule, comment réagit-elle, quels stimulis la fait vibrer ?
On retrouve dans ce « Petit livre rouge » au sommaire très riche
Donc les foules, comment les appréhender, quels sont clés pour les comprendre ? J’avouerais que cette lecture donne des clés de compréhension sur les attitudes des foules et des groupes. La manière dont l’auteur appréhende les foules reste quand même assez froide, pour lui les foules sont imbéciles, facilement influencables.
Un livre que je recommande fortement car on y trouve des éléments qui peuvent aider à construire des campagnes de communication, à l’heure ou l’on parle de plus en plus de storytelling, de l’art de raconter des histoires il faut dès le départ comprendre comment celles-ci peuvent fonctionner sur les foules
Ca se lit vite, Gustave Le Bon a le sens de la formule, les éléments sont contextualisés et sont mis en relief avec de nombreux exemples tirés de l’histoire
Pour le retrouver vous pouvez l’avoir sur Amazon, il coûte moins de 10 euros Psychologie des foules
Derrière ce titre, l’auteur nous parle de la nécessité de la disparition de la relation client… enfin pour être plus précis la disparition du besoin de la relation client